"La voix de celui qui crie dans le désert". Jean 1, 23
" Je suis chargée de vous le dire, pas de vous le faire croire". Bernadette Soubirous

Et ma voix n'engage que... moi.

La République française respecte toutes les croyances (article 1er de la Constitution)




vendredi 22 juin 2018

Problemos (Eric Judor - 2017)

Une satire fort sympathique du phénomène des ZAD...  Blanche Gardin a co-signé le scénario. A voir donc...


L'écologie est morte, vive l'écologie !



La raison principale de ma prise de distance vis-à-vis d'une certaine "écologie" est certainement l'absence de cohérence, d'ouverture d'esprit et de raisonnement scientifique ainsi qu'un dogmatisme quasi-religieux (la résurgence d'une forme de paganisme avec la Terre-Mère, Gaia, la Mère-Nature,...) qui marquent de trop nombreux discours écolos. 

Je n'ai pas envie de m'étendre sur le concept d'effondrement critiqué en son temps par la revue Sciences Humaines : "La théorie de l'effondrement s'effondre".
Je ne suis même pas certain que les afficionados de cette thèse l'aient même bien comprise puisque je vois de nombreuses personnes qui se disent écologistes attendre cet effondrement telle une apocalypse façon "The Walking Dead". C'est à se demander si cette écologie-là n'est pas une nouvelle peur millénariste, une résurgence d'un obscurantisme antihumaniste. 

Pour ma part j'ai été formé à un niveau universitaire dans les disciplines histoire et géographie et j'en ai aussi enseigné une troisième, les lettres (voire une quatrième avec la législation du travail...).
La pluridisciplinarité ou l'interdisciplinarité ne m'ont jamais fait peur. C'est même la condition nécessaire pour développer une pensée libre et autonome. 

En revanche, je suis plutôt inquiet de voir des gens s'enfermer dans une seule discipline pour comprendre le monde dans lequel nous vivons.
Ainsi ce journaliste sur son blog  : "Il n’est pas anodin que dans le système d’enseignement, ce sont les professeurs de biologie qui font le plus réfléchir, pas ceux qui enseignent les sciences économiques ou sociales ou l’histoire géographie, matières inféodées au système marchand. "
Rien que ça... Mais c'est intéressant. 
Cette affirmation explique ce qui me dérangeait sans que je puisse mettre précisément le doigt sur le problème. Mais cette phrase est une bonne synthèse. Finalement, traiter des questions liées à l'écologie - qui est tout de même la science qui étudie les relations entre l'être humain et son milieu - uniquement sous le prisme de la biologie, c'est regarder le monde par le petit bout de la lorgnette. La vision peut être précise, mais elle demeure tellement limitée et partielle. Précisons d'ailleurs que ce n'est pas la biologie qui est enseignée dans le système scolaire français mais les sciences et vie de la Terre (SVT), ce qui est bien plus vaste.

Ceci pour rappeler comme je l'ai fait récemment que l'écologie est un humanisme. C'est en cela que la notion de développement durable reste pertinente et ne se prête pas à la confusion avec la seule biologie. 

Comprendre le monde, le penser pour mieux y agir implique de s'appuyer sur la raison et des connaissances scientifiques. Mais limiter ces connaissances à une seule science, ou pire, refuser toute science au prétexte que cela va à l'encontre des lois de la nature ne peut susciter mon adhésion.

Aussi évoquer l'écologie - ou le développement durable - c'est bien agir dans les trois domaines de l'environnement, du social et de l'économique. Que l'on retire l'un des trois ou que l'on se focalise sur un seul des trois, et nous ne sommes plus en présence d'écologie politique ou d'écologisme. 
Du moins c'est mon avis... 




lundi 11 juin 2018

L'huile de palme : c'est plus compliqué qu'il n'y parait...



L'huile de palme : c'est plus compliqué qu'il n'y parait...

Voici quelques extraits d'un article publié dans une revue universitaire et signé par plusieurs scientifique du CIRAD, qui est un centre de recherche agronomique français qui répond, avec les pays du Sud, aux enjeux internationaux de l'agriculture et du développement.

"Pour nous, scientifiques confrontés aux questions du grand public et de la société civile, l’information – parce qu’elle va forger l’opinion publique sur les causes de la déforestation – se doit d’éviter toute déformation et approximation. Il nous est donc paru essentiel d’examiner ces données.
[...] Les plantations agro-industrielles de palmier à huile ont une responsabilité réelle dans la déforestation. Mais cette responsabilité est partagée avec d’autres secteurs de l’économie indonésienne comme les industries papetières, les exploitations forestières et l’industrie minière.
[...] L’augmentation de la fréquence de feux non contrôlés est également une cause majeure de dégradation des forêts de Sumatra et de Bornéo. 
[...] la lutte contre les feux de forêt reste inefficace parce qu’on refuse d’en considérer les véritables causes : les communautés locales et les petits agriculteurs qui sont à l’origine de la majorité des feux, car ils ne disposent pas des mêmes moyens que les agro-industries pour accéder à la terre."

Pour lire l'article en totalité, cliquer ici.


L'artificialisation des sols et les inondations

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Les pluies d'orages de ce printemps 2018 provoquent de nombreux ruissellements et inondations dévastateurs. Il serait tentant d'y voir uniquement la conséquence d'un problème climatique. Il faut plutôt y voir des erreurs d'aménagement du territoire. 

Et voilà un vrai problème écologique majeur, évoqué dans le journal Politis : 

"pour le climatologue Jean Jouzel, qui fut vice-président du Giec, qui n’écarte pas l’influence des changements climatiques, « il ne faut pas oublier que l’artificialisation des sols et le manque de précautions prises par les municipalités accentuent les problèmes ». Il cite la bétonisation, la disparition des champs entourant les petites villes, l’éradication des haies et des bocages, et donc la capacité d’absorption des sols. Avec cette conclusion : « Ces désastres dits naturels sont aussi imputables à la main de l’homme. »"

Ajoutons que cet article est signé par un excellent journaliste : Claude-Marie Vadrot.


Pour lire l'article, cliquer ici.

vendredi 1 juin 2018

Protéger la vie, la biodiversité

Ce n'est pas la première fois que je le rappelle, mais tout a déjà été dit en 1981 par Brice Lalonde et le commandant Cousteau...
Que de temps perdu !


vendredi 4 mai 2018

Voyage en pleine conscience

Un film documentaire,  Voyage en pleine conscience, sortira en en juin au cinéma sur Thich Nhat Hanh et le Village des Pruniers qu'il a fondé dans le sud ouest de la France.
"Le passé n'est plus et l'avenir n'existe pas encore. Seul le moment présent compte." Thich Nhat Hanh



Pour en savoir plus, le Figaro a publié un bel article après le visionnement du documentaire en avant-première. Pour le lire, cliquer ici.


vendredi 27 avril 2018

Ambient Music

Quelques nouvelles de mon activité musicale. Durant ces derniers mois, j'ai surtout joué de la musique électronique dans le style "Ambient". Un style défini par un des fondateurs, Brian Eno,  comme "une musique qui, au lieu de s'imposer dans l'espace sonore, compose un paysage duquel on peut faire partie" et pouvant solliciter tous les degrés d'écoute. C'est une musique qui permet de se détendre, de méditer, de se reposer, de ralentir, et pourquoi pas... prier...
L'écoute est gratuite, il suffit de cliquer sur  les images...